Bonjour à tous !
Désolée de cette longue absence. Je ne vais pas mentir et me trouver des excuses : ce silence est justifié entre autre par une certaine flemme. Je pâtisse toujours autant, mais prendre les photos et écrire les articles est assez chronophage, et bien souvent, je me suis retrouvée en train de me dire "oh, tant pis, je la referai une autre fois, celle-là". Je sais, c'est moche.
Il y aussi la lumière. Sérieusement, qu'est-ce que c'est que cette lumière de nul en hiver ? Jamais je ne m'en serais doutée avant de commencer à essayer de prendre des photos potables. Et la lumière de mes ampoules est interprétée comme "orange fluo" par mon appareil photo. Je sais que c'est louche, mais croyez-moi, tous ces pains et ces crèmes oranges l'étaient encore plus.
Il y a bien sûr mes jobs, le sport, et d'autres projets personnels qui n'aident pas.
Il y a ensuite un problème récemment survenu : depuis des années je soupçonne Mr Colloc d'être intolérant au lactose. Je lui en avais touché un mot, sans plus. Sa santé le regarde. Puis nous en avons reparlé il y a quelques temps, ses symptômes se faisant très envahissants. Il a courageusement décidé de se passer de lactose pendant un mois, pour faire le test. Nous sommes toujours dans cette phase de test, mais je prédis déjà un résultat : il va beaucoup mieux physiquement depuis qu'il a arrêté le beurre, le lait, la crème et le fromage (à son grand désespoir psychologique, n'oubliez pas qu'il est breton). Cela nécessite pas mal d'adaptation pour la cuisine au quotidien, mais surtout pour la pâtisserie. La pâtisserie française est la meilleure du monde, je ne pense pas que ça fasse un doute pour qui que ce soit, mais elle dépend énormément de produits laitiers. Trouver des alternatives est très inspirant quand on aime se creuser la tête, mais c'est aussi parfois un peu compliqué. (Dieu merci, Mr Colloc est tombé amoureux du lait de soja à la vanille et du beurre d'amandes. Tout n'est pas perdu.)
Et il y a enfin un dernier point expliquant mon absence de cette plateforme. J'ai réfléchi avant de partager ici ce détail personnel, mais je pense qu'il a son importance. Si je pars du principe qu'il n'y a pas que Lili et Isa qui me lisent (bonjour à vous deux !), mais qu'il y a aussi d'autres personnes qui trouvent sympas les recettes que je partage, alors je dois être honnête : j'ai décidé de devenir végane, c'est à dire végétalienne, c'est à dire de ne plus rien consommer d'animal. Je vous rassure tout de suite : je proposerai encore des recettes omnivores, avec des oeufs, de la crème et du lait. Mais je proposerai aussi des recettes véganes. Et la bonne nouvelle, c'est que j'en ai déjà testé pas mal, et qu'elles sont toutes environ 30 fois meilleures que leurs alternatives omnivores. Promis, juré. S'il y a six mois on m'avait parlé de gâteaux sans beurre, j'aurais froncé le nez avec dédain. Aujourd'hui, je ne jure plus que par ça. Faites-moi confiance, et nous pourrons nous régaler ensemble.
Je suis pour l'instant dans une phase de transition, il m'arrive encore de consommer des oeufs dans certaines préparations, pour lesquels j'ai cherché le producteur qui laissait le plus d'espace à ses poules pondeuses. Je sais très bien que ça ne résout aucun des autres problèmes liés à l'industrie des oeufs, et ce n'est qu'une transition. Mais comme pour tout, il est plus facile de se dire "je peux avoir recours à cette solution au besoin" que de juste arrêter du jour au lendemain. C'est même cette tranquillité d'esprit qui fait que l'on n'a pas recours à ladite solution. L'idéal serait d'avoir un deal avec quelqu'un qui élève quelques poules dans son jardin et les traite bien. (Si quelqu'un sur les alentours de Lille me lit et est intéressé par un échange de bons procédés oeufs-pâtisseries, qu'il n'hésite pas !)
Je pourrais détailler les raisons de ce changement et étaler tous les arguments qui font que je trouve ce nouvel état de fait bien meilleur, et je le ferai si on me le demande, mais dans l'immédiat je n'en vois pas l'intérêt. Sachez donc simplement que je vais revenir très prochainement avec plein de recettes, toutes délicieuses, certaines véganes.
Prêts ?
samedi 21 février 2015
Je suis en vie !
mercredi 3 décembre 2014
Pain irlandais sans levure express
Vous faites sûrement partie des gens qui aiment avoir du pain chaud au petit-dèj. Parce que c'est un fait, l'odeur du pain qui cuit et le bonheur de beurrer un morceau de pain et que le beurre se mette immédiatement à fondre font partie des choses qui donnent envie de se lever le matin.
Pour ce genre d'occasions, les matins ou les goûters où vous aimeriez du pain chaud mais n'avez pas pensé à mettre des pâtons à lever la veille parce que vous n'êtes pas boulanger et avez autre chose à faire, voici ma recette de pain irlandais sans levure. C'est un pain traditionnel de l'Irlande (qui l'eut crû ?), qui contient beaucoup de beurre et de farine complète. Il est excellent tiède et pendant les quelques heures qui suivront sa préparation, mais ne se garde pas aussi longtemps que du "vrai" pain (la texture devient bizarre). Il peut sans soucis se congeler, cela dit.
(P.S.: Mes photos ne sont pas terribles, mais je me suis dit que mieux valait des photos moches que pas de photo du tout !)
Pour 1 beau pain, ou 5-6 petits pains individuels :
- - 190g de farine à pain/pizza/haut taux de gluten
- - 150g de farine complète
- - 40g de soin d'avoine
- - 150g de beurre salé, mou
- - 10g de levure chimique
- - 45g de sucre brun
- - 2 pincées de sel
- - 30g de yahourt
- - 235ml de lait
- (- 2 cuillères à soupe de raisins secs)
Si vous n'avez pas envie de vous embêtez avec les farines et le son (ce qui est un tort), vous pouvez remplacez toutes les farines et le son par le même poids en farine à haut taux de gluten (soit 380g). Il vous faudra toutefois diminuer légèrement la quantité de liquide (passez à 225ml de lait et avisez).
Le beurre peut être liquide, j'ai déjà testé après une négligence, et ça se passe très bien.
Le yahourt peut être nature ou parfumé, et peut aussi être remplacé par de la crème épaisse si vous préférez.
Les raisins secs sont optionnels. Quand j'ai le temps, j'aime bien les réhydrater dans du thé assez fort, style English Breakfast. Ils peuvent aussi être remplacés par des lardons si cela s'accorde avec votre usage du pain.
- Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.
- Mélanger tous les ingrédients secs dans votre bol mélangeur.
- Ajouter successivement le beurre, le yahourt et le lait, en mélangeant bien entre chaque adjonction. Pétrissez jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.
- Placer une feuille de papier sulfurisé sur une grille. Y déposer soit toute la pâte, soit de grosses cuillerées de pâte, selon que vous vouliez préparer un pain unique ou plusieurs petits pains.
- Donner aux patons une forme à peu près régulière à la cuillère.
- Enfourner à four chaud pour 50min pour un pain, et environ 20min pour plusieurs petits. Les pains doivent être dorés sur toutes leurs faces, et émettre un son légèrement creux lorsqu'on tapote la base.
- Dévorer.
Astuces :
Comme toujours, ce couple temps/température de cuisson est surtout une indication, pas une règle absolue. Fiez-vous plutôt à la coloration uniforme (et éventuellement au test du couteau).
Conserver entouré de film étirable. Pour ressusciter un pain de la veille, l'humidifiez légèrement à l'eau et lui faire refaire un tour à four chaud, environ 5 min.
Cette recette est aussi géniale avec un ragoût d'agneau qu'avec de la confiture de framboises fraîches... n'hésitez pas à tester les deux !
Carrés aux framboises et crumble
J'avais envie de framboises, et du coup après un achat légèrement impulsif, je me suis retrouvée avec un énorme sachet d'1kg de brisures de framboises surgelées. Ce qui m'a naturellement donner envie de pâtisser.
Devant nous rendre dans la famille de Mr Colloc ce week-end et n'aimant pas arriver les mains vides, je n'ai pas eu à réfléchir plus de trois secondes avant de me dire "Des carrés aux framboises. Avec une base genre super-moelleuse. Et une tonne de framboises. Et du crumble. Plein de crumble."
Le résultat qui répond à ces exigences, le voilà. La base est un biscuit financier (mon bocal à blancs d'oeufs était plein) au moelleux surréaliste et au goût de beurre, les framboises sont bien présentes et juste compotées par leur passage au four, et le crumble donne une texture friable géniale et juste ce qu'il faut de sucre pour contrebalancer l'acidité des fruits.
On s'y met ?
Pour 6-8 portions individuelles, soit un moule de 17x22 à peu près :
Pour le crumble :
- - 50g de beurre salé
- - 35g de sucre brun
- - 60g de farine à pâtisserie
- - 40g de poudre d'amande
- Faire fondre le beurre, et le laisser colorer jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Attention, les petites particules du fond doivent être ambrées, certainement pas noires. Si vous craignez d'avoir un poil trop cuit votre beurre noisette, filtrez-le.
- Mélanger tous les ingrédients secs dans un bol.
- Y verser le beurre et mélanger à la fourchette. Réserver.
Pour le financier framboises :
- - 150g de beurre salé
- - 150g de sucre glace
- - 75g de poudre d'amande
- - 25g de pâte de praliné pur noisettes du Piémont
- - 150g de blancs d'oeufs (soit environ 5 blancs)
- - 50g de farine à pâtisserie
- - 130g de framboises
J'utilise souvent la pâte de praliné quand je n'ai pas de poudre de noisettes sous la main. Vous pouvez n'utiliser que de la poudre d'amande (100g), que de la noisette (100g), ou un mélange des deux (65g amande pour 35g noisette). Si vous n'utilisez pas de pâte de praliné, ajoutez 20g de sucre glace et 20g de pulpe de fruits/crème fraîche.
Les framboises peuvent être entières ou en brisures, fraîches ou surgelées, et peuvent être remplacées par d'autres fruits (je suggère un même taux d'acidité, sinon vous devrez ré-équilibrer en sucre).
J'achète mon praliné chez "Le Comptoir du Praliné", qui s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux pro, et est tout simplement magique.
- Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.
- Faire fondre le beurre, et le laisser colorer jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Attention, les petites particules du fond doivent être ambrées, certainement pas noires. Si vous craignez d'avoir un poil trop cuit votre beurre noisette, filtrez-le. (Vous pouvez faire fondre 200g de beurre et peser ensuite ce qu'il vous faut pour le crumble et le financier, bien sûr.)
- Mélanger dans un bol mélangeur le sucre, la farine, les poudres d'oléagineux et le praliné. Y ajouter les blancs d'oeufs (et la pulpe de fruits au besoin) et bien mélanger à la spatule/au batteur plat. Ajouter ensuite le beurre fondu et mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse (il va falloir un moment pour incorporer tout ce beurre, c'est normal).
- Transférer dans un plat graissé. Parsemer des framboises. Les disposer à peu près régulièrement, en évitant qu'elles touchent les bords du plat. Parsemer ensuite de la pâte à crumble grossièrement émiettée.
- Enfourner à four chaud pour environ 35min (soit jusqu'à ce que le gâteau soit pris et ne bloblotte pas quand on remue le moule).
- Attendre qu'il ait refroidi avant de couper des portions.
Astuces :
Comme toujours, ce couple temps/température de cuisson est surtout une indication, pas une règle absolue. Fiez-vous plutôt à la coloration uniforme, au bloblotage, et éventuellement au test du couteau.
Si l'envie vous prenait de faire cette recette directement en versions individuelles (comme on sert normalement les financiers), comptez une dizaine de minutes au four.
La recette de financiers me vient du bouquin "Pâtisserie !" de Christophe Felder, qui si je devais prêter serment sur un bouquin, serait un excellent candidat. Je ne l'ai qu'un peu retouchée.
dimanche 16 novembre 2014
Les cookies crousti-moelleux de Laurent Jeannin
Je traînais sur le blog "C'est ma fournée !" comme cela m'arrive souvent, quand j'ai vu une recette de cookies magnifiques. Dodus, plein de chocolat, la pâte s'effritant trahissant ce merveilleux équilibre entre beurre, sucre et farine. Mr Colloc était au téléphone à côté de moi et m'a fait de grands gestes pour dire "ça ! ça !".
Ni une ni deux, je me suis mise au travail...
Je n'ai pas modifié cette recette, en me disant que si Laurent Jeannin l'avait mise au point (rappelons que ce type a reçu à peu près autant de reconnaissances qu'il soit envisageable), elle devait être bien. Finalement, je lui ai trouvé des qualités, mais aussi pas mal de défauts (le point majeur étant : trop de sucre !). Je vous livre donc la recette trouvée chez Valérie, mais également les modifications que j'y apporterais, et que je testerai à l'occasion d'une prochaine fournée.
Le gros point positif de ces cookies est leur texture magique. Encore chauds, tiédis, froids le lendemain, ils sont superbes. On a vraiment du crousti-moelleux, et leur épaisseur permet une bonne mâche. Leurs soucis sont, je l'ai dit, beaucoup trop de sucre, un goût limite inexistant à part pour le beurre de cacahuète, et la présence de beurre de cacahuète. (Qui, malgré sa petite quantité, est très nettement perceptible, or Mr Colloc n'aime pas ça.) Mes modifications seraient donc de forcer la cuisson mais de réduire la température (youpie les réactions de Maillard et donc le bon goût), d'ajouter de la vanille, et de remplacer le beurre de cacahuète par du beurre normal ou par de la pâte de praliné, selon l'humeur.
On s'y met ?
Pour 25-27 pièces de 50g :
- - 170g de sucre en poudre (100g selon moi)
- - 170g de vergeoise brune
- - 125g de beurre demi-sel pommade
- - 30g de beurre de cacahuète (30g de pâte de praliné, de beurre demi-sel ou de pâte d'oléagineux selon moi)
- - 125g d'oeuf soit 2 très gros oeufs, tempérés
- - 5g de sel fin (8g selon moi)
- - 4g d'extrait de vanille liquide (8g selon moi)
- - 205g de chocolat, coupé en carrés grossiers
- - 500g de farine T55
- - 8g de levure chimique
La vergeoise est vitale pour la texture, prenez la peine d'en utiliser. Je ne garantis rien du tout si vous la remplacez par du sucre semoule. Au pire, s'il n'y a pas de brune, prenez de la blonde.
Mes oeufs pesaient ensemble 115g et je ne voulais pas casser un oeuf supplémentaire pour 10g. Sachant qu'un oeuf c'est des protéines, du gras et de l'eau, j'ai triché en ajoutant 10g d'eau. Vous aussi vous pouvez tricher de la sorte, mais ce n'est valable que sur de toutes petites quantités.
Si vous utilisez du beurre doux, augmentez le sel à 8g, et 10g selon moi.
Pour les pépites, j'ai fait moitié chocolat au lait, moitié chocolat noir, et le résultat était très bien. Je déconseille le chocolat blanc, l'ensemble étant déjà plutôt sucré.
- Dans la cuve du batteur, fouetter pendant deux à trois minutes les deux sucres, le beurre, le beurre de cacahuète/son remplaçant éventuel, les oeufs, le sel et la vanille. Le résultat doit être une pâte bien homogène.
- Y ajouter la farine et la levure tamisées, et mélanger très rapidement avec le batteur plat ou à la spatule. Ce sera moche et pas homogène : ce n'est pas grave.
- Ajouter les pépites, et finir de mélanger à la spatule.
- Préchauffer le four à 170°C (160°C selon moi), chaleur tournante.
- Faire des boules de pâte de 50g chacune. Prenez le temps de les peser, ça aide. Les disposer sur une grille recouverte de papier sulfurisé ou d'un silpat. (La grille permettra une belle cuisson.) Espacer les pâtons régulièrement, tout en gardant à l'esprit que les cookies s'étaleront peu à la cuisson.
- Enfourner à four chaud, cuire 12min (15-17min selon moi) en retournant la grille à mi-cuisson. Les cookies colorent légèrement mais ils sont déjà bronzés de base à cause de la vergeoise, donc cela reste très discret.
- Laisser refroidir sur une grille (une autre), et dévorer lorsque le risque de brûlure grave a été écarté. Ils se conservent dans une boîte à biscuit/une boîte étanche, mais pensez à attendre qu'ils soient complètement refroidis avant de les ranger (sinon l'humidité s'accumule, et c'est le drame).
Astuces :
Lorsque vous façonnez vos boules de pâte à cookies, pensez à répartir les pépites de manière à peu près équilibrée (évitez d'avoir un cookie à 10 pépites et un sans rien).
Veillez également lors du façonnage à ce qu'il n'y ait pas de pépite de chocolat directement en contact avec la feuille de papier sulfu/le silpat. Le chocolat fondant légèrement à la cuisson, vous risquez de vous retrouver avec le dessous d'un cookie complètement liquide et adhérant au support. Mieux vaut enfermer le chocolat dans la pâte.
Ces cookies sont un peu comme des lambdas : on en mange trois, et on n'a plus faim pour les six heures suivantes. Pensez-y avant de manger toute la fournée dix minutes avant de partir au resto.
mercredi 29 octobre 2014
Gâteau au chocolat rapide, ou comment tricher avec de la pâte à muffins
Cette recette a une histoire (bien que pas fascinante, je l'admets) : Je voulais acheter un moule à muffins. J'avais vu dans l'un des magasins que je fréquente une plaque de la marque Le Creuset avec une douzaine d'empreintes à muffins. Belle, sexy, de qualité, et en promo. Je me suis jetée dessus comme la vérole sur le... bref. Je l'ai achetée.
Une fois rentrée, logique, je commence à faire de la pâte à muffins, selon une recette de mon dossier de favoris. (J'y reviendrai.) Et au moment de graisser la plaque, un doute ignoble... Dis-donc, elle rentre, dans le four ?
Oui, elle rentrait. Mais le four ne fermait plus.
Drame horrible. Larmes. Tempêtes. Catastrophes naturelles. Imprécations. Bref.
Comme j'aime à me dire que je sais retomber sur mes pattes, et que la recette est déjà commencée de toutes façons, je graisse un moule à gâteau en me disant que je verrai bien. Et le résultat était bien sûr excellent, vu les origines de la recette. Aussi lorsque j'ai dû faire un gâteau au chocolat pour les collègues de Mr Colloc, je me suis tournée vers cette recette simple, efficace et goûteuse. Que veut le peuple ?
(La recette me vient du blog "C'est ma fournée !", dont l'auteure l'a adaptée à partir d'une recette de cupcakes à la vanille de Christophe Michalak. Allez faire un tour sur ce blog, il est ma-gi-que, et je ne connais aucune pâtissière amatrice qui soit aussi dévouée à atteindre la perfection pour chaque recette.)
Pour 6 personnes, dans un moule à charnière de 20cm de diamètre :
- - 200g de beurre demi-sel à température ambiante
- - 185g de sucre brun
- - 140g de farine à pâtisserie
- - 6g de levure chimique
- - 10g de maïzena
- - 50g de cacao pur en poudre
- - 110g d'oeuf, soit 2 oeufs à température ambiante
- - 160g de lait
- - 100g de chocolat en morceaux grossiers
La maïzena donne de la légèreté à la pâte. Le sucre brun du moelleux, et le cacao va conférer un bon goût riche en chocolat, tout en cassant le côté sucré et en n'amenant pas de lourdeur comme le ferait du chocolat fondu.
Pour le chocolat en morceaux, j'utilise un mélange de chocolat au lait et de chocolat noir, tous les deux de la marque Nestlé.
- Préchauffer le four à 160°C, chaleur tournante.
- Au fouet, battre ensemble le beurre et le sucre jusqu'à l'obtention d'un mélange mousseux rappelant la crème au beurre.
- Ajouter la farine, la levure, la Maïzena et le cacao et mélanger au batteur plat/à la spatule.
- Quand le mélange est homogène, ajouter les oeufs et bien incorporer.
- Ajouter le lait, incorporer rapidement. La pâte ne sera pas lisse, ce n'est pas bien méchant tant qu'il n'y a pas de gros grumeaux.
- Transférer dans un moule graissé. Enfoncer à mi-hauteur à peu près les morceaux de chocolat, et les recouvrir grossièrement d'un peu de pâte.
- Enfourner à four chaud, et cuire 1h-1h05 environ en tournant le moule d'1/3 de tour environ toutes les 20min. Le gâteau est cuit quand un couteau enfoncé à coeur ressort humide mais sans pâte crue y adhérant (il se peut que vous touchiez une pépite et que le couteau soit taché de chocolat fondu, toutefois... soyez attentif !)
- Laisser refroidir et démouler délicatement. Dévorer sans attendre, bien qu'il se conserve sans soucis 24h à température ambiante (je n'ai pas pu tester plus longtemps).
Astuces :
Crumble aux pommes d'automne
Sans tomber dans les travers de nos amis anglo-saxons que l'automne rend légèrement hystériques, je crois qu'il est agréable de manger des produits de saison dans des recettes sachant les mettre en valeur.
Pour préparer un fruit, rien de tel qu'un crumble. Le principe est simple mais donne une petite valeur ajoutée qui va venir faire toute la différence. Pour cette recette, j'ai choisi de pré-cuire mes fruits comme on le fait pour une tarte Tatin, dans un mélange de beurre et de sucre qui a doucement caramélisé. Allié à un crumble très croustillant aux notes pralinées d'amandes et de beurre noisette, c'est tout l'automne dans une seule bouchée.
Pour 6 personnes, dans un moule de 15x20xm :
Pour le crumble :
- - 100g de beurre demi-sel
- - 110g de farine
- - 80g de sucre brun
- - 60g de poudre d'amandes (avec la peau c'est encore meilleur)
Cette quantité de crumble permettra un rapport assez équilibré avec les pommes. Si vous aimez une très fine couche laissant voir les fruits, ou au contraire trois fois plus de pâte que de pommes, libre à vous d'adapter en conservant ces proportions.
- Faire fondre le beurre sur feu vif et le laisser colorer jusqu'à ce qu'il devienne noisette. On sait que le stade est atteint quand le beurre a cessé de chanter, s'est mis à mousser, à cesser de mousser et commence à changer de couleur et à avoir une odeur complètement magique. Transférer ce beurre dans un bol.
- Ajouter le sucre, la poudre d'amande et la farine et travailler rapidement à la spatule ou à la fourchette jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Rectifier éventuellement la texture avec un peu de poudre d'amande supplémentaire. Ne pas trop travailler. Réserver.
Pour les pommes caramélisées :
- - 700g de pomme pelées et sans trognons
- - 65g de beurre demi-sel
- - 100g de sucre semoule
Je vous laisse le choix des pommes. Moi en général j'utilise des jonagold ou des boscoop, mais c'est tout simplement parce que j'aime les croquer, et que je ne veux pas commencer à acheter quinze types de pommes différents. Je déconseille toutefois les variétés trop acides comme la Granny Smith, à moins que ce soit précisément ce que vous recherchez. Prenez simplement une variété qui vous plaise et dont la chair est assez ferme pour supporter la cuisson. Vous pouvez également mélanger les variétés !
(Comme vous les voyez peut-être sur les photos, le crumble réalisé contient aussi une poire. J'étais un peu court en terme de quantités, alors j'y ai ajouté une poire Conférence qui traînait par là. Libre à vous d'expérimenter...)
- Couper grossièrement les pommes (4 ou 5 morceaux par fruit) et placez-les dans une poêle à fond épais. Recouvrez-les d'une petite couche de sucre au fur et à mesure, afin qu'elles ne brunissent pas le temps que vous finissiez de tout peler et découper.
- Ajouter le restant du sucre et le beurre, et placer sur feu moyen. Une fois que le beurre et le sucre commencent à fondre, bien les répartir, et laisser dorer les morceaux de pommes. Il faut qu'ils soient bien colorés sur toutes leurs faces, ce qui se fera en même temps que le caramel colore, et devrait prendre au moins 10-12 minutes. Lorsque tous les morceaux sont bien dorés et fondants (ils se coupent à la cuillère), retirer du feu.
- Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante. Graisser un moule allant au four. Y transférer les pommes et leur caramel, et les disposer en une couche régulière dans le fond. Saupoudrer ensuite de crumble en veillant à faire une couche régulière là encore.
- Enfourner à four chaud pour environ 15min, le temps que le crumble commence à colorer. Laisser refroidir avant dégustation.
Astuces :
N'hésitez pas à ajouter des épices à la pâte du crumble, à utiliser différents types de farines qui donneront d'intéressants parfums et textures, t bien sûr à tester cette recette avec d'autres fruits !
lundi 27 octobre 2014
Digestive biscuits
Ces petites saletés sont typiquement anglaises, et franchement délicieuses. Ce sont des biscuits très simples, au goût ni franchement sucré ni franchement salé, qui vont aussi bien avec du chocolat qu'avec du fromage bleu (je ne recommande pas d'associer les deux), et sont à la base prévus pour supporter d'être trempés dans du thé.
Ils ne sont pas particulièrement gras et, j'ose le dire, sont même étrangement sains. (Comme dans "bons pour la santé".) Et comme en plus ils sont incroyablement simples et délicieux, il n'y a aucune raison de se priver.
C'est ma copine Lili qui m'a passée cette recette du Guardian, que j'ai légèrement adaptée. Merci Lili !
Pour 12-15 pièces :
- - 160g de flocons d'avoine
- - 140g de farine
- - 30g de son d'avoine, toasté à sec à la poêle anti-adhésive
- - 130g de beurre salé
- - 40g de lait
- - 50g de sucre brun
- (- 100g de chocolat, pour napper)
La recette originale utilisait 170g de farine de blé complet, mais je n'en avais pas sous la main, d'où mon adaptation. Le son d'avoine peut aussi être remplacé par son poids en son de blé. De torréfier rapidement le son à la poêle jusqu'à ce qu'il colore permet de donner un peu plus d'arôme à ces biscuits, mais vous pouvez zapper cette étape si vous avez prévu de les napper.
- Mélanger le son, la farine et les flocons d'avoine. Y ajouter le beurre froid en morceaux, et sabler le tout avec le batteur plat. (Ou la main, si vous avez des enfants c'est parfait pour les amuser.)
- Ajouter le sucre et, pendant que le batteur tourne, juste assez de lait pour que se forme une pâte cohérente. Vous ne devrez peut-être pas tout mettre, ou en rajouter un peu plus, ça dépendra de vos choix concernant la farine, le son, etc.
- A l'aide de film étirable, façonner la pâte en un boudin de 4-5 cm d'épaisseur et le mettre au frigo pour au moins 30min.
- Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante. Découper des tronçons de 1-1.5cm dans le boudin, et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Les espacer régulièrement (bien qu'ils ne gonflent pas).
- Enfourner à four chaud et cuire 20-25min, jusqu'à ce que le biscuits dorent. Retourner la plaque à mi-cuisson. Une fois cuits, laisser refroidir sur une grille.
- Lorsqu'ils sont à température ambiante et manipulables, les napper éventuellement de chocolat préalablement fondu au bain-marie. Ne pas hésiter à faire plusieurs couches de chocolat - quitte à être décadent, autant l'être vraiment.
Astuces :
Délicieux en petit en-cas, ces biscuits sont aussi très sympas au petit-déjeuner. Ils sont très bourratifs grâce aux flocons d'avoine, et avec moins de 10g de beurre/le biscuit,il vaut vraiment mieux se jeter sur ceux-là que sur des spéculoos. Et comme en plus ils sont faits maisons, si vous en ramenez à vos collègues, vous serez sans doute de corvée goûter jusqu'à la fin de vos jours...